DON I). COLOMB PART POUR HAÏTI
Diego, qu’on désignait habituellement comme son père, sous le nom d’Amiral des Indes.
§ ni.
L’Amiral don Diego Colomb, accompagné de toute sa famille, lit voile pour Saint-Domingue, où il arriva le 10 juillet 1509.
Son zèle éclairé des intérêts de la colonie, son attachement pour la religion, joints à son indéviable justice, faisaient reconnaître en lui le fds d’un tel père. Doué de nobles et grandes qualités, il aurait pu administrer un grand royaume. Mais ses hautes attenances, sa parenté av^c le Roi, la gloire de son père ne pouvaient le garantir des traits de l’envie. A mesure que le roi Ferdinand avançait en âge, il aimait à se décharger sur don Juan de Fonseea des affaires coloniales $ se trouvant assez accablé par le gouvernement de ses États d’Europe. De son côté Fonseea, que ne rajeunissaient pas ses travaux assidus, s'était adjoint le commandeur Lopez de Conchillos, auquel il avait inoculé sa haine contre Colomb, ses frères et ses fds. Fonseca et Lopez de Conchillos avaient envoyé à l’Espagnole, en qualité de trésorier des Indes, Michel de Passamonte, leur créature affidée. Le mandat secret de Michel de Passamonte fut d’entraver et de paralyser l’administration du Vice-Roi. Il était appuyé dans son hostilité contre l’Amiral don Diego par quelques anciens partisans deRoldan !, dont Ovando avait toléré la résidence à l’Espagnole, contrairement aux ordres de la Reine.
1 a Andavan de por medio algunos de los que avian sido desobedientes al Almirante viejo, reliquias de Francisco Roldan, y pretendian deshazer al Almirante nuevo, etc... » — Herrera, Historia de las Induis occidentales. Decada i, lib. VII, cap. xn.