SAVOIR DU FILS DE COLOMB
Cette illustration , ainsi que la planète Mercure nous est presque invisible à cause de sa grande proximité du soleil, il ne songea qu’à imiter les vertus d’un père dont nul ne pouvait prétendre égaler le génie.
La terrible majesté de l’Océan, les prodiges de la Grâce et la sublimité de Christophe Colomb, avaient été les premiers objets offerts à la réflexion de don Fernando en quittant les régions dorées de la cour de Castille. Quelque chose de grand et de silencieux comme le calme de l’Atlantique s’imprima dans son esprit. Il eut un recueillement naturel, indice de l’observation profonde. Et par cela que l’immensité, tout en nous remplissant, arrête notre parole qui sent sa propre impuissance devant l’infini, le fils du Contemplateur de la Création devint très-bref de langage, et ne multiplia ni ses écrits ni ses discours, il pensa beaucoup plus qu’il n’agit; il agit bien plus qu’il ne parla; et parla plus qu’il n’écrivit.
Mais ses nobles qualités, sa vaste érudition, cette maturité de raison que signalait déjà Christophe Colomb, quand à peine Fernando atteignait sa dix-septième année, sa haute piété , la spécialité de ses connaissances en cosmographie et même en nautique lui attiraient la considération de la Cour, une estime mêlée d’envie dans les Bureaux de la marine et la confiance des souverains. Fernando ne sollicita des rois aucune faveur, aucune distinction personnelle; et ne voulut de l’Église que l’honneur de porter sa livrée, sans oser, dit-on, prétendre jusqu’au sacerdoce.
À l’époque où son frère aîné, l’Amiral don Diego Colomh partit pour l’Espagnole, il le suivit avec ses oncles don Barthélemy et don Diego. Le roi Ferdinand, avant son départ, avait recommandé à l’Amiral d’accorder à don Fernando, dans son gouvernement, tout ce qui pourrait