‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 422 sur 444 · VIE DE DON FERNANDO · texte numérisé non relu

VIE DE DON FERNANDO

lui être avantageux l. On ne voit pas que don Fernando ait usé de cette faveur royale, véritable exception dans les habitudes parcimonieuses et défiantes du Catholique. Mais 1 Amiral pourvoyait généreusement à ses besoins. Il affecta aux revenus personnels de son frère, des terres à 1 exploitation desquelles étaient attachés quatre cents Indiens. Le séjour de don Fernando à Hispaniola ne fut guère que de deux ans; car dès 1512 il était en Italie. Après avoir visité la ville natale de son père, puis Cogoleto et les environs, parcouru le Plaisantin, il satisfit à sa piété en allant à Rome, où il se trouvait vers la fin de cette année-là. Son goût des livres et des belles-lettres le conduisit dans toutes les bibliothèques et à tous les cours publics qui s’y faisaient alors. Nous savons qu’il entendit expliquer Juvénal par un professeur de belle latinité2.

Don Fernando repassa de nouveau l’Atlantique, visita plusieurs contrées du Nouveau-Monde, observant la Nature, et revint en Europe postérieurement à la mort de son oncle l’Adelantado. L’empereur Charles-Quint apprécia son mérite, voulut l’avoir auprès de lui, et l’emmena dans ses voyages en Italie, en Flandre, en Allemagne3. 11 est probable que le monarque favorisa ses goûts avec une munificence vraiment impériale, puisque, malgré des

1 « Tuvo orden del Rey para aprovechar â su hermano don Hernando en quanto pudiesse. » — Herrera, flistoria general de las Indias occidentales. Decada i, lib. VII, cap. vi.

2 Cette particularité est écrite de sa main sur l’exemplaire de Juvénal qu’il rapporta de son voyage. — D. Eustaquio Fernandez de Navarrete. JSoticias para la vida de don Hernando Colon.

3 « Y despues con el Emperaclor a Italia, Flandes y Alemania, y

en estos, y en particulares viages, peregrinô toda la Europa, y mucho de la Asia y Africa... » — Ortiz de Zuniga, Anales ecclesiasticos y seculares de la muy noble y muy leal ciudad de Sevilla , lib. XIV, f° 496.

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