‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 48 sur 444 · MOYENS DE PACIFICATION PROPOSÉS PAR COLOMB · texte numérisé non relu

MOYENS DE PACIFICATION PROPOSÉS PAR COLOMB

gnaient de sa rigueur, en disant qu’en sa qualité de Génois, il n’épargnait guère le sang des enfants de la

Castille.

Cette manière franche d’exposer le mal et d indiquer les remèdes, où l’on voyait a la lois la droiture d intentions, la justesse du coup d’œil, l’autorité de l’expérience, ne fut pas appréciée à la Cour.

§ III

Cependant, après le départ des caravelles, Roldan témoigna le désir de se rapprocher de 1 Amiral et de lui complaire désormais. Il demanda un sauf-conduit, pour aller traiter de sa soumission. Dès qu il en fut muni, on le vit se présenter à Saint-Domingue. Toutefois sa conduite donna lieu de penser qu’il n y était venu que pour gagner à son parti quelques hommes restés fidèles. 11 affecta des airs de hauteur et de menace à T égard des fonctionnaires attachés à son ancien maître; posa des conditions exorbitantes; ne voulut accepter aucune de celle que lui proposait l’Amiral; et, sous le prétexte qu'il devait auparavant en délibérer avec ses compagnons, retourna près d eux à Bonao.

Le 6 novembre, Roldan transmit a l’Amiral des articles inacceptables, et dont il semblait lui-mème avouer Texorbitance, en déclarant qu’il n’avait pu obtenir mieux de ses compagnons. Malgré le péril de la situation , Colomb maintint sa dignité, en refusant sa signature à une telle convention. En même temps, il publia une proclamation qui offrait l’oubli du passé, le passage gratuit pour l’Espagne, et l’ordonnancement de la solde à tous les partisans jde Roldan qui, avant l’expiration d’un mois, auraient fait leur soumission; tandis que ceux qui per-

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