BOBADILLA ET L’ALCADE MIGUEL D1AZ
deur, Bobadilla fit faire silence, et lire, par Cornez de Ilibera, 1 ordre des Rois, signé à la même date, prescrivant a 1 Amiral et a ses frères, ainsi qu’à toute personne relevant de leur autorité, d’opérer en ses mains la remise des forteresses, châteaux, magasins publics, arsenaux, munitions de guerre, chevaux, armes, troupeaux et de tout ce qui appartenait a la Couronne. Cet ordre si impératif parut commencer a lui soumettre les convictions de 1 assistance. Afin de s attirer aussitôt la bienveillance du
peuple, bobadilla dit qu’il avait encore à faire une autre publication.
La foule écoutait avec une anxieuse curiosité!
Alors le notaire royal lut l’ordre donné par Leurs Altesses au Commandeur, le 30 mai précédent, de vérifier les comptes de solde, de faire payer par l’Amiral ce qu’il devait personnellement. Comme il était dû à la plupart des assistants, cette nouvelle excita la plus vive satisfaction et concilia les esprits a 1 envoyé des Rois. Comptant sur l’appui de la foule, le Commandeur requit derechef don Diego Colomb et le lieutenant Rodrigo Ferez de lui livrer les prisonniers, avec les pièces de leur procédure respective, déclarant que, faute de les recevoir de plein gré, il saurait les prendre de vive force.
Diego Colomb répondit ce qu’il avait dit déjà.
Bobadilla, escorté de sa suite et accompagné de la multitude, marcha d’un air martial vers la forteresse. Elle était gardée pari alcade Miguel Diaz, ce gentilhomme aragonais , qui , autrefois au service de don Barthélemy Colomb, s était enlui après un duel de catalan, et avait appris de la cacique Catalina, dont il était aimé les mSe-
menls aurifères des bords de l’Ozama. Miguel !)iaz^ sa-
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chant les intentions du Commandeur Bobadilla, redoublait de vigilance. Les portes étaient fermées, et l’alcade