‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 106 sur 316 · SURVEILLANCE DE COLOMB · texte numérisé non relu

SURVEILLANCE DE COLOMB

sement do la Chrétienté et les rapports futurs des peuples comprenant qu il avait été fait par la miséricorde divine .egat de la Providence , et député de l’Apostolat vers les initions inconnues, il puisait en Haut les secrets de sa orce. Le protestantisme ne peut le nier : « Colomb se regardait comme placé sous la garde immédiate de la Provulence dans son entreprise solennelle*. » Vainement I immensité entr ouvrait-elle devant sa proue l’espace illiiiiite ; loin de le glacer d’épouvante, cet infini dans lequel il s engoullrait n’était à son esprit qu’un sujet d’investigâtions grandioses.

Ayant instinctivement conscience de la sublimité de sa mission, sachant que « ce voyage entrepris au nom de la 1 res-Sainte Trinité ^ » tournerait à sa gloire et cà l’honneur de la religion chrétienne, il ne craignait aucun péril, et tenait pour un rien ses fatigues, ainsi qu’il l’écrivait plus tard au chef suprême de l’Église, le Vicaire de Jésus-Christh loutefois, malgré sa confiance, loin de se reposer tranquillement sur les faveurs de « Sa Haute Majesté, » et de s endormir dans une douce quiétude, sa prudence restait jour et nuit en éveil. Comme il répondait à Dieu et à la Reine des existences qu’ils lui avaient confiées, il ne se déchargeait sur personne du soin de la surveillance. A l’exception des heures pendant lesquelles il s’enfermait régulièrement, pour faire l’oraison ou réciter l’office des

^^ashington Irving, Histoire de la vie et des voyages de Christophe Colomb, liv. III, chap. iii.

* Chrislophe Colomb. — « Je partis au nom de la Très-Sainte Trinité et Je revins très-promptement avec la preuve dans les mains de tout ce

que j’avais annoncé. » — Prologue de la relation du troisième voyage adressée aux Rois.

« La cual razon me descansa y hace que yo non teina peligros^ etc. »

— Caria del Almirante à Su Sanlldad, Febrero, 1502. — Docum. cliplom., n» gxlv.

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