‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 118 sur 316 · COLOMIÎ APAISE LA RÉVOLTE · texte numérisé non relu

COLOMIÎ APAISE LA RÉVOLTE

serrèrent ses flancs cà bâbord et à tribord. Aidés par l’équi PSe rebe le, ee fréees Pi„e„„, sui,ie de le„re b„Z i .. ws, s ela„e ren. »r le |.„„t du navire amiral, I. fur* au fl onl et le fer a la main le sommèrent do faire ineon-

Imen mettre le cap sur la Castille. Son propre équipave ses pilotes, ses gens.- même les olliciers do la coJcmmVt eiieveu germain de sa femme s'ètaieiil joints atix révob tes. était « seul contre tous. .. Déjà ses arguments, ses peisuasions, ses assurances avaient été épuisés précédemment. Contre cette âpreté de résolution et cette sinistre unanimité de violence, il ne lui restait pas même la ressource d une objection nouvelle ; d’ailleurs la peur n’écoute point et ne raisonne pas. Et cependant il parvint à desarmer la fureur, à calmer l’épouvante, à se soumettre ces esprits irrités que l’instinct de la conservation décidait au crime ! Et non-seulement, il ne céda ni à leurs injonctions ni à leurs menaces, mais il osa leur interdire môme les protestations et les prières; et en terminant son admonition, leur déclara d’un ton d’autorité « qu’au reste leurs plaintes ne serviraient à rien ; qu’il était parti pour se renc re aux Indes , et qu il entendait poursuivre son

voyage jusqu’à ce qu’il les trouvât par l’assistance de JNotre-Sejgneur \ »

Comment cette exaspération des esprits, cette animosité accrue par le farouche instinct de la conservation, tomba-t-elle soudain devant un étranger, isolé et maudit, dont on n écoutait plus la parole, dont on avait méconnu le g^rac e, autorité, et qui invoquait en vain le nom des Rois.^’ Voila ce qu’aucun marin, aucun philosophe, aucun homme, pas meme Colomb, ne pourrait expliquer huniai-

‘ « Y anadia que por demas era quejar pues que el habia venido à las liidias, y que asi lo habia de proseguir hasta hallarlas con el ayuda de Nuestro Seuor. » — Miercoles, lo de octubre.

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