NOUVEAUX INDICES DE LA TERRE
etnent. Aussi n’atiribiuiit-il pas ce triomphe à la supéiorité de son maintien devant ta révolte dont il forçait les
Dlères à se courber de respect. Plusieurs mois après ce iccès, liumainement impossible, il reconnaissait que )rsque « ses matelots et son équipage étaient tous résolus ’un commun accord à s’en retourner, et se révoltaient 3ntre lui, s’oubliant jusqu’aux menaces, ce Dieu éternel d avait donné la force et la magnanimité dont il avait esoin et l’avait soutenu seul contre tous b »
Cette révolte déchaînée sous les voiles de la nuit fut issipée avant ses ombres.
§ VII
Dès l’aube , l’auxiliaire divin qui avait soutenu Colomb )ntre le débordement de tant de colères et les cruautés 3 la peur, manifesta sa présence. xMalgré la sérénité de atmosphère, la douceur des brises embaumées, la vaste ler s’enlla. De larges lames s’élevèrent, poussant les iravelles avec une force encore inéprouvée. Des damiers ururent en grand nombre. Un jonc vert passa tout près 3s flancs de la Santa-Maria, Peu après, l’équipage de la Hnta aperçut un roseau et un bâton, puis un second petit iton qui paraissait travaillé avec du fer , une toulfe herbe terrestre et une petite planche. La Nina eut aussi L trouvaille: c’était une branche d’arbre, chargée de 3tits fruits roux. Ces signes soutinrent l’espoir des mans durant tout le cours de la journée. La marche avait ;é excellente, et l’on marquait vingt-sept lieues.
Le soleil s’abaissa flamboyant dans la mer solitaire. Le
^ « Los cuales todos â una voz estaban determinados de se volver y zarse liaciendo contra él protestaciones, y el eterno Dios le dié esfuerzo valor contra todos. » —Jueves, \ \ de hebrero.
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COLOMB ANNONCE L’aPPROCHE DE LA TERRE.
cercle entier de Thorizon offrait à l’œil sa pure lign daziir. Nulle vapeur ne permettait l’illusion d’une terr prochaine. Tout à coup, comme par inspiration soudaine Colomb fit reprendre la première route et ordonna ai timonier de mettre franchement la barre à l’ouest.
Puis, quand les caravelles se furent rapprochées, et aprè qu’on eut, suivant la règle établie à son bord, chanté 1 prière à la Vierge, le rassemblant les homme
de l’équipage, il leur adressa une touchante allocution leur rappela les faveurs dont le Seigneur les avait comblé durant la traversée \ leur donnant sans interruption de: temps propices, les ayant amenés ainsi dans ces latitude: où jamais n’avait pénétré aucune voile, les ayant conduit: avec une bonté si po^^rnelle sur les espaces redoutés d( la MER TÉNÉBREUSE. Il s’efforça d’élever leur cœur à b reconnaissance envers l’auteur de ces bienfaits 5 ensuit( il leur confia qu’ils touchaient au terme de leurs inquiétudes et de leurs espérances. Enfin il leur annonça l’approche de la terre , bien que leurs yeux ne pussent rier découvrir 5 et les assura que cette nuit même ils atteindraient le but de leur voyage. En conséquence il leui recommanda de veiller toute la nuit, et les engagea £ passer ce temps en prière parce que certainement avani le jour, ils apercevraient quelque île. Il ordonna aux pilotes de service de diminuer les voiles passé minuit, el promit, outre la prime annoncée par la Reine, un pourpoint de velours^ à celui qui le premier signalerait la terre.
* « Egli parlo a tutti in generale, raccontando le gratie che Nostro- Signore haveva lor fatte. » — Fernando Colomb, cap. xxi.
* Herrera, Histoire générale, etc. Décade i, liv. I, chap. xii.
® Las Casas dit un pourpoint de soie « jubon de seda, » Fernando Colomb, un pourpoint de velours « un guibbon di veluto. » Nous adop-