SAINTE MAUÏE DE LA CONCEPTION
ouvait se suffire. La végétalion étalait uu luxe cneouirant-, c’était la variété au milieu de l’iiitiiiité. L’abonance et l’épaisseur des arbres taisaient (]ue les tiges, les 'oncs, les pousses coiifoudaient leurs braiicbes et uiuslient leurs feuillages dans une si étroite intimité, qu’un lôme arbre paraissait porter sur certaines branches les ‘uilles du roseau, et sur d’autres les feuilles du lentisque. ressés les uns contre les autres , les divers végétaux itrelaçaient et enchevêtraient confusément leurs branlages, au point de produire cette illusion qu’ont depuis irs si souvent éprouvée dans ces contrées les botanistes, urant les premiers jours, Colomb crut que dans ce pays 3 merveilles les arbres diversitiaient ainsi leurs profits.
Les indigènes lui ayant fait entendre qu’à quelque disnce était une grande île appelée Saometo, dont le Roi 3rtait des vêtements et beaucoup d’or sur sa personne, Amiral s’orienta aussitôt pour la découvrir.
Il reconnut une terre féconde, riante et pittoresquelent accidentée d’éminences couronnées cliacune par de mtes forêts. En traversant la fraîche profondeur de ces Dis, les brises en emportaient des parfums étranges, j’elles dissipaient dans leurs jeux sur les Ilots. Le conanplateur du Yerbe aspirait avec délices ces senteurs [Connues de l’Europe , admirait la transparence des lux, la douceur de l’air, l’éclat du ciel, et ne savait où Dorder. a Mes yeux, dit-il, ne pouvaient se lasser de ^garder une verdure si belle et si dilférente du feuillage 3 nos arbres... Les Heurs et les arbres de la plage nous ^voyaient une odeur si agréable et si embaumée que ’était la chose la plus suave pour l’odorat ‘ : » et comme
^ Journal de Colomb. — Vendredi, 19 octobre.