DÉSERTION DE MARTIN PINZON AVEC LA PINTA
ju’ils accompagnaient des hommes venus du ciel pour chercher de l’or, et qui les ramèneraient dans leur pays, iprès en avoir trouvé.
Le 20 et le 21 novembre, on continua de naviguer pour iller vers l’île Babèque, dont les trésors faisaient fermen- :er toutes les imaginations.
Cependant, au milieu des fatigues de cette perquisition, es sujets de mécontentement et d’inquiétude ne manjuaient pas à l’Amiral. Sur la Pinta et la Nina^ ses ordres l’étaient jamais obéis ponctuellement. Les deux capitaines »e permettaient des observations encore plus inconvenantes lar leur ton que par leurs termes. Les trois frères Pinzon, ’aîné surtout, ne pouvaient supporter l’idée qu’un étranger, qui sans leur aide n’aurait pu tenter l’entreprise, tout îcoup devenu grand amiral et vice-roi, recueillît, en vertu le ses traités avec la Castille , une part considérable des âchesses de ces contrées. L’ambition de Martin Alonzo îtait excitée par l’envie. Un Indien mis à bord de la Pinta îomme interprète , ayant vanté au capitaine les magnificences de Babèque , dont il prétendait savoir la route , Martin Alonzo se sépara des deux autres navires , dans la luit du 21 au 22 novembre. Pourtant le ciel était clair et leau^ le vent doux et frais. L’Amiral, voyant la Pinta s’éoigner, fit allumer un fanal, qu’on laissa brûler jusqu’au jour^ mais le senor Martin Alonzo n’en tint pas compte, et continua de porter à l’est, où il disparut dans les ombres le l’horizon. Cette désertion affligea l’Amiral.
La Nina, commandée par Yanez Vincente Pinzon, resta Pidèlement à son poste. Yanez Vincente avait le goût de la mer, de l’hydrographie -, il possédait mieux que ses frères la théorie du vaisseau et la notion du devoir. Mieux aussi 5a propre capacité lui permettait d’apprécier le génie de Colomb.