‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 143 sur 316 · RAPPORTS DE COLOMB AVEC LES NATURELS · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE COLOMB AVEC LES NATURELS

lille, entourèrent les neuf Espagnols, qu’ils considéraient ^ec une vénération mêlée d’effroi. Ils tiraient de leurs ises les meilleurs aliments pour les offrir à ces liôtes 3nus des cieux. Sur ces entrefaites, survint une troupe 3 gens portant respectueusement sur leurs épaules l’Inenne qui avait reçu les dons de l’Amiral. Une partie de îs joyaux était portée en grande cérémonie devant elle ; ae foule immense, conduite par le fortuné mari, allait IX caravelles remercier de ses bontés le chef des hommes îlestes. L’interprète, ayant cru entendre à bord que \miral désirait un perroquet apprivoisé, exprima son 3sir -, aussitôt ils lui en apportèrent de toutes parts , en ir don, sans vouloir rien accepter en retour.

Les neuf Espagnols revinrent avec ce cortège. Ils remarièrent dans leur trajet, de magnifiques contrées et des ïamps en culture plus beaux que la campagne de Corme. Bien qu’on fût au milieu de décembre, les arbres aient verts et chargés de fruits^ les herbes hautes et 3uries comme en Castille au mois d’avril. Toutefois, au lilieu de ce luxe de la nature, ils n’avaient trouvé aucune )parence d’or.

Le Vendredi, l’Amiral se mit*de nouveau à la recherche 3 l’île de Babèque , tant préconisée des Indiens au sujet 3 l’or. Mais les contrariétés du vent le portèrent sur l’île 3 la Tortue, fertile, bien cultivée, et rappelant aussi )nfusément la terre de Cordoue.

Le 16, l’Amiral, en se rapprochant de l’île Espagnole, mcontra un canot conduit par un seul Indien. Il admira mdace de l’insulaire, qui, sur ce fragile esquif, affrontait a vent si violent. Il le recueillit à son bord avec sa chétive nbarcation, le combla de bontés, lui donna des billes de 3rre5 grelots, des bagues de laiton, et le fit déposer à Tre près de la bourgade, sa résidence. Puis il jeta l’ancre

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