‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 144 sur 316 · RENCONTRE DE NOUVEAUX INSULAIRES · texte numérisé non relu

RENCONTRE DE NOUVEAUX INSULAIRES

dans un port voisin, qu’il nomma « Port de la Paix: » et attendit.

Ce qu’avait prévu l’Amiral se réalisa bientôt. L’Indien, étalant ces dons inconnus, attroupa autour de lui ses compatriotes 5 il leur vantait la munificence des hommes descendus du ciel. Pourtant il n’eut pas la joie de leur apprendre une nouvelle. Déjà l’arrivée des voyageurs célestes avait retenti en ces parages ; l’annonce de cet événement se propageait promptement d’une bourgade à I autre. Plus de cinq cents insulaires accoururent vers 1 ancrage. Parmi eux, quelques femmes d’une remarquable beauté portaient aux oreilles et aux narines des feuillets d un or tres-fin, qu’elles donnèrent avec empressement, n ayant sur elles nulle chose à offrir. L’Amiral recommanda expressément de les traiter tous avec la plus grande affabilité , comme s’ils étaient déjà chrétiens , (( parce que ce sont, écrivait-il aux Rois, les meilleures gens du monde, et surtout parce que j’ai uiqe grande espérance en Notre-Seigneur, que Vos Altesses les rendront tous chrétiens L »

D apres Las Casas , en ce moment , a l’Amiral croyait être bien près des lieux où la terre cachait ses plus grandes richesses, et que Notre-Seigneur allait le conduire dans l’endroit où naît l’or^. »

Le 18 décembre, dès les premières clartés de l’aube, l’Amiral, fidele a sa dévotion à la Vierge , fit pavoiser les deux caravelles et saluér par leur artillerie ce jour où

* «c Y sobre todo, que tengo mucha esperan2a en Nuestro Senor que Vuestros Altezas los haran todos cristianos. « — Domingo ^ 16 de diciembre,

* « Y creia el Almirante que estaba muy cerca de la fuente, y que Nuestro Senor le habia de mostrar donde nasee el oro. n — LuneSf 17 de dickmbi'e.

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