‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 146 sur 316 · HOSPITALITÉ DES NATURELS · texte numérisé non relu

HOSPITALITÉ DES NATURELS

La renommée avait précédé les hommes venus du ciel. A lix heures du soir, un canot chargé de curieux impatients iccosta les caravelles. Le lendemain, une grande foule couvrait la plage. Hommes et femmes olfraient aux étrangers célestes, les uns, un peu d’or^ les autres, une calebasse l’eau fraîche et du pain d’igname agréable au goût. Ils ne emblaient pas posséder grand’chose. a Hommes et femmes îtaient nus comme au sortir du sein de leur mère, » dit Colomb, et il recommanda la plus grande décence envers es simples enfants de la nature.

Des messages réitérés prièrent l’Amiral de vouloir bien isiter une peuplade voisine, avant de quitter ces bords, ^omme cette habitation se trouvait sur sa route, l’Amiral ’y rendit. Le Cacique, venu à sa rencontre, l’attendait, ntouré des siens, sur un tertre au-dessus de la grève où ’ agitait une foule avide de voir. Tous priaient le cbel des oyageurs célestes de ne plus s’en aller, de rester parmi ux. Mais les messagers d’un autre Cacique vinrent aussi g supplier de ne point partir sans que leur maître l’eût pu oir. L’Amiral déféra volontiers à sa demande. Le Cacique vait fait préparer de grandes quantités de vivres; il n surchargea les embarcations espagnoles. Ensuite ses ujets voulurent, à leur tour, donner des provisions et des lerroquets. Ils demandaient à grands cris que l’Amiral ne ’en allât plus; et le voyant s’embarquer malgré toutes gurs instances, ils le suivirent en canots jusqu’aux caraelles. Colomb les traita avec beaucoup de bienveillance, 3ur distribua des grains de verre, des anneaux de laiton t des grelots , non point parce qu’ils l’importunaient lour en avoir, dit Las Casas, mais « parce que cela lui larut convenable et qu’il les regardait déjà comme ebréiens. ))

On ne saurait douter que l’annonce de ces étrangers

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