LES AMAZONES
Nina , s’approchèrent sans crainte et sans rancune des Espagnols.
Avant de rentrer en Castille, Colomb eût souhaité rencontrer cette race de Carib ou de Caniba^ tant redoutée les pays qu il avait visités, et apercevoir les mangeurs de chair humaine, ces révoltés contre l’ordre providentiel, [ui outrageaient la nature et, par une gourmandise révolante , allaient voler des hommes , les destinant à leurs ‘epas. Cette abomination lui semblait impossible^ pour y Toire , il voulait la prendre sur le fait. On lui avait aussi )arlé d’une île Matinino^ qui n’était peuplée que de emmes sans hommes, de femmes armées, qui rappelaient es fabuleuses Amazones. Il était certain de l’existence de :ette île ; mais les Indiens ne surent pas lui en indiquer e chemin ; il pensait devoir la trouver à l’est-sud-est. Et in cela il devinait parfaitement justes Mais un vent favoable pour retourner en Espagne s’étant levé, et ses gens ommençant à s’inquiéter de cette navigation prolongée, l dut reprendre la route de l’Europe, d’autant plus que BS deux caravelles faisaient maintenant beaucoup d’eau, lester n’était pas moins dangereux que partir. Dans cette ituation et à cette distance, il n’y avait plus de secours à spérer que de Dieu.
L’homme de la Providence mit le cap sur l’Espagne, au lom de la Sainte Trinité, parce que, dit le vénérable Las .asas, (( malgré la grande quantité d’eau que faisaient les aravelles , il espérait que Notre-Seigneur, qui l’avait -mené dans sa bonté, daignerait le reconduire dans sa niséricorde »
* Les Amazones et leur île existaient réellement en dehors de tonte lythologie. Seulement, ces robustes guerrières, n’étaient sans hommes u’une partie de l’année.
* « Pero no obstante la mucha agua que las carabellas hacîan confia
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