‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 158 sur 316 · RETOUR EN EUROPE · texte numérisé non relu

RETOUR EN EUROPE

Au début, la mer fut assez bonne -, on éprouva des variations de vent tres-frequentes. Dans les jours qui suivirent les flots s’animèrent 5 on vit quantité de thons ^ on aperçut aussi des paille-en-queue, des fous, des damiers, des frégates. Cependant la mer était unie, la température douce, et la brise excellente. Colomb en rendait grâces à Dieû.

^ Le 21 janvier, l’air se rafraîchit considérablement. On vit encore beaucoup d’oiseaux, mais peu de poissons. L’eau de la mer était plus froide. Le lendemain, il y eut un grand calme. Les Indiens s’amusèrent à nager autour des navires. On retrouva des herbes, dont maintenant on ne s’alarmait plus. Les jours suivants, les rumbs furent très -variables. Fréquemment la Nina était obligée de diminuer ses voiles pour attendre la Pinia^ qui allait mal à la bouline, et s’aidait peu de la misaine, à cause de l’avarie de son mât, que Martin Alonzo Pinzon avait négligé de réparer pendant sa désertion au trafic de l’or.

Le ciel perdit bientôt sa transparence. Des changements incessants de vents rendirent les manœuvres continues. On avançait peu^ les provisions solides s’épuisaient; il n’y avait plus que des patates, du biscuit et du vin, ce qui soutenait mal les forces au milieu d’une pareille fatigue.

Le Vendredi 25 janvier, après le lever du soleil, survint un grand calme. Les matelots réussirent à prendre un thon et un énorme requin, ce qui fut un heureux renfort pour la cambuse. Durant les jours suivants, on fit faible route; l’air et les flots restaient dans une lourde mollesse. L’Amiral continuait cependant à remercier Dieu de l’état de la mer. Le 4 février, le ciel, toujours plus couvert, devint pluvieux; le temps froid. L’Amiral fit mettre à l’est. On tint ce rumb jusqu’au 8 février, où l’on prit le

en Nuestro Senor que le Irujo, le tornara por su piedad y misericordia. »

Lunes, H deenero.

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