‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 159 sur 316 · TEMPÊTE · texte numérisé non relu

TEMPÊTE

i(l-est quart à Test. Deux jours après, les pilotes se troulieiit, dans leur pointage, plus près de Castille que l’Ami- 1 de cent cinquante lieues. Le calcul de FA mirai était ste ; tous les pilotes se trompaient, comme le montra événement.

Le 12 février, un vent, précurseur de la tempête, frisinna dans les cordages : la journée fut pénible. Le soir, ois fois des éclairs partirent du nord-est^ c’était Fan- )nce de Fouragan. L’Amiral s’apprêta aussitôt à le bien icevoir. Il fit carguer toutes les toiles, ne conservant Fune basse voile , diminuée par les ris , surbaissée au 'and mât, seulement pour aider à relever la caravelle, le les vagues plongeaient dans leurs sillons. On alla à 'bre sec^ c’est-à-dire à mats et à cordes. Les flots noircis 1 mutinaient violemment^ l’horizon prenait un aspect rmidable ^ la mer, gonflée et mugissante, creusait d’imenses abîmes en soulevant vers les cieux ses flots , qui entrechoquaient incessamment par l’impulsion des vents mtraires^ les membrures de la Nina gémissaient péniement sous le choc des lames monstrueuses. Toute ma- Deuvre devenant impossible, la caravelle laissa aller au mt. La Pinta^ que sa mâture avariée empêchait de lutter [us longtemps, se mit à fuir devant le vent. La nuit, Admirai, d’après l’ordonnance de Castille, fit mettre trois nternes, Fune au-dessus de l’autre, au grand mât où :ait fixé l’étendard royal, pour indiquer à la Pinia de ne Dnserver aucune voile. Afin d’éviter l’abordage des deux iravelles pendant l’obscurité, il fit hisser une lanterne

rès du fanal, signal auquel répondit Martin Alonzo Pinzon

t qu’il maintint jusqu’à ce que la violence de 1 ouragan eût fait disparaître dans le lointain des vallées écu-

leuses.

Loin d’amoindrir l’horreur de la tempête, le retour de

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