‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 162 sur 316 · ON ATTEINT LES AÇORES · texte numérisé non relu

ON ATTEINT LES AÇORES

Toutefois la violence de la mer, quoique diminuée, ne leur permettait pas de s’approcher. Ils passèrent toute la journée, toute la nuit et le lendemain à louvoyer pour tâcher de prendre terre ^ mais en vain. Dans la nuit du samedi au dimanche, le 17 février, l’Amiral qui, malgré ' une attaque de goutte, était resté depuis le premier souffle de la tempête jusqu’à ce moment, c’est-à-dire pendant quatre jours et quatre nuits exposé à la pluie, au vent, aux coups de mer sans se reposer un instant, et presque sans nourriture, se trouvant comme perclus des jambes, fut obligé de se coucher un peu. Mais, dès l’aube, il reprit le commandement, gouverna au sud-sud-ouest, et enfin à la nuit arriva sur une île que l’obscurité ne permettait pas de distinguer. 11 en fit le tour pour chercher un mouillage, et essaya de jeter une ancre ^ mais la perdit presque aussitôt. Il fallut remettre à la voile et gagner le large de peur d’accident. Enfin le lundi, il parvint à prendre terre. On était à Sainte-Marie, la plus méridionale des Açores, qui appartenait au roi de Portugal.

Les habitants furent d’abord étonnés qu’un si frêle navire, dans un pareil état, eût pu supporter une si longue et si furieuse tempête. Ils s’émerveillèrent encore plus quand on sut d’où arrivait cette petite caravelle. A la nouvelle de la découverte des Indes, ils remercièrent Dieu ^ et manifestèrent une grande joie. Leur imagination ne pouvait se lasser des récits sur ce monde nouveau.

Vers le soir, trois hommes vinrent au rivage, hélèrent la Nina qui détacha une embarcation pour les prendre. Ils apportaient à l’Amiral des volailles, du pain frais, et

los Azores, y creia que aquella era una délias. » — Viernes ^ 15 de hebrero,

1 a Los cuales dieron muchas gracias a Dios, y liicieron muchas alegiias. » — Lunes, 18 de hebrero.

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