‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 166 sur 316 · NAVIGATION DIFFICILE · texte numérisé non relu

NAVIGATION DIFFICILE

bîme, les vagues l’entraînaient dans les profondeurs de îurs vallées écumantes, et paraissaient devoir Tensevelir ous leur choc en se rejoignant. Les gémissements des ordages , les craquements des membrures répondaient ux sifflements aigus des vents, aux détonations de la 3udre, dont semblait un écho l’immense brisement des imes. Cet aspect était effroyable, et nulle puissance humaine n’aurait surmonté ce péril, a Mais il plut à Notreeigneur d’être en aide à l’Amiral et de lui montrer la erre, » dit Las Casas. On l’aperçut vers minuit. Cepenant l’épaisseur de l’obscurité empêchait de reconnaître ur quels parages on se trouvait. Malgré la hardiesse de la aanœuvre, l’Amiral fit appareiller la grande voile de peroquet n’ayant aucun autre moyen d’aider la Nina à se elever un peu au-dessus des vagues sous lesquelles plongeait tout son Avant. L’on tint comme l’on put. « Dieu es conserva jusqu’au jour C au milieu des angoisses^et les terreurs de cette nuit horrible, nuit de désespoir et de lerdition pour les navires en mer.

L’Amiral arrivait sur les côtes d'Europe vers la fin d’un liver «désastreux, pendant une de ces grandes commoions de la nature qui bouleversent les couches de l’air, enouvellent l’atmosphère, la surface des eaux et font resentir leur formidable impulsion du pôle à l’équateur. Au lire des marins, jamais hiver n’avait été si fécond en naufages. Depuis quatre mois régnaient des vents désolaeurs. L’Océan Germanique n’était plus navigable^ les lâtiments souffraient dans les ports bloqués par la tem- )ête. Vingt-cinq navires espagnols avaient péri sur les îôtes de Flandre. Partout les grèves se jonchaient de lébris.

" Las Casas, Abrégé du journal de Colomb. — a Y asi los guardo Dioâ lasta el dia. » — Lunes f 4 de Marzo,

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