LETTRE DE COLOMB PUBLIÉE A ROME
'eprise ; elle est due à la sainte foi catholique, à la piété t à la religion de nos monarques ^ car le Seigneur a ccordé aux hommes ce que rintelligence humaine ne ouvait ni concevoir, ni atteindre -, parce que Dieu écoute uelquefois les prières de ses serviteurs qui suivent ses receptes, même dans les choses qui paraissent imposbles. C’est ce qui m’est arrivé à moi, qui ai réussi dans ne entreprise que jusqu’à présent aucun mortel n’avait sé former^ car quoiqu’on eût déjà écrit et parlé de existence de ces îles, tous en parlaient et en écrivaient ar conjectures, et sous la forme du doute ; mais per- )nne n’assurait les avoir vues, en sorte qu’on les répulit fabuleuses. En conséquence, que le Roi, la Reine, îs Princes et leurs royaumes très-heureux, de concert s^ec la Chrétienté, rendent grâces à Notre-Seigneur ésus-Christ, qui nous a accordé une semblable victoire t de si grands succès. Qu’on fasse des processions, u’on célèbre des fêtes solennelles^ que les temples se arent de rameaux et de fleurs-, que Jésus-Christ treslille de joie sur la terre comme il se réjouit dans les ieux, au prochain salut de tant de peuples, jusqu’à pré- 3nt dévoués à la perdition ^ ! Réjouissons-nous égalelent, tant à cause de l’exaltation de notre Foi, qu’à ause de l’accroissement des biens temporels dont non- 3ulement l’Espagne, mais toute la Chrétienté recueilîra les fruits. »
lendemain, Barthélemy Dias, officier sur le vaisseau lirai de la marine portugaise, le mieux pourvu d’artillequ’on eût encore vu, se rendit avec sa chaloupe armée, à
Epistola Cristoferi Colomb (cui etas nostra multiim debet : de in- 5 in mari indice nuper inventis, etc.) ad magnificum dom. Raphae- SANxis, etc., quam nobilis ac litteratus vir Aliander de Cosco, ab )ano ydeomate in latinum convertit. — Romæ, 1 493.