‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 172 sur 316 · RÉCEPTION DE COLOMB A LA COUR DE PORTUGAL · texte numérisé non relu

RÉCEPTION DE COLOMB A LA COUR DE PORTUGAL

asseoir et couvrir en sa présence, lui montra une haute considération, lui parla avec la plus grande affabilité, et témoigna sa satisfaction du succès de cette entreprise ; en ajoutant qu'il en éprouvait d’autant plus de joie que d’après un traité de 1479, conclu avec la Castille, la découverte de ces pays nouveaux et leur conquête lui appartenaient de droit. L’Amiral répondit que n’ayant pas lu ce traité, il n’en pouvait parler utilement-, seulement il savait que dans ses instructions il lui était prescrit de n’aller ni vers la mine d’or ni sur les côtes de Guinée, et que cet ordre avait été publié dans tous les ports de l’Andalousie avant son embarquement. Joam II répliqua gracieusement qu’au surplus entre les deux rois et lui cette affaire assurément s’arrangerait, sans qu’il fût besoin d’aucune intervention.

Ensuite le monarque confia son hôte aux soins du plus haut personnage de la cour.

Le dimanche matin, à l’issue de la messe, le Roi reprit son entretien avec Colomb, et lui demanda des particularitéssurson voyage. Il multipliait ses questions beaucoup plus que la veille 5 les diversifiait en qualité d’amateur de cosmographie. Et comme en satisfaisant sa curiosité, il reconnaissait la grandeur de l’entreprise,, il éprouvait un secret dépit d’avoir laissé échapper ces régions merveilleuses que lui avait offertes Colomb, avant de les proposer à la Castille. Il eut des doutes relativement aux distances et à la route suivie. Il lui semblait qu’on avait empiété sur les droits du Portugal que garantissait la Bulle accordée aux instances de l’infant don Henri. Immédiatement après l’entretien, il réunit son Conseil pour lui exposer le cas.

Tandis qu’à son habitude Colomb passait recueilli les heures du dimanche, entre la méditation et la prière, à quelques pas de lui, dans la salle du Conseil, la question

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