‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 18 sur 316 · JOAM II, ROI DU PORTCGAL · texte numérisé non relu

JOAM II, ROI DU PORTCGAL

parences le principe des grandes lois de ce globe. Passant delà contemplation des œuvres de Dieu à rinvestigalion de celles des hommes, durant ses moments de séjour à terre, il consacrait à compulser les écrits des |ilnlos(jplies, des historiens, des naturalistes, toutes les heures qu il n’employait pas à copier des manuscrits et à construire des sphères, dont le produit assurait son pain (piotidien.

11 poursuivit ainsi ses voyages, dont on ne voit pas qu’il ait retiré d’autre prolit qu’une expérience supérieure dans la navigation. Il continua une existence de gène et de labeur jusqu’au moment où le roi Joani 11, ([ui avait succédé à Alphonse V, son père, parut vouloir reprendre les traditions de son grand-oncle, don llenrique, de glorieuse mémoire.

Ce monarque avait réuni dans sa marine des pilotes de premier ordre, de vrais hommes de mer, tels (jue Diégo Cam, Barthélemy et Pierre Diaz. A l’exemple de son grand-oncle, il accueillait les services de tout étranger qu’il jugeait d’une capacité éminente. Il voulait étendre ses conquêtes vers les Indes. L’énergie de la volonté secondait cette pénétration de regard qui lui faisait deviner le mérite. Il ne fut pas difficile à Colomh, quand le moment lui parut opportun , d’obtenir une ample audience pour l’exposition de son plan. Son alliance avec deux gouverneurs de Porto-Santo , ses relations antérieures avec le père du Roi devaient lui valoir un bienveillant accueil.

A la première audience et dès le début, Joam II, surpris de la nouveauté d’un plan qui renversait toutes les idées admises en cosmographie, se montra peu disposé à entrer dans ses vues. Mais plus tard, durant d’autres entretiens, le monarque, pesant la valeur intrinsè(pie des arguments de Colomb, comprit qu’il y avait au fond de

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