DÉPART DE COLOMB
guerre, les laboureurs, jardiniers, forgerons, maçons, charpentiers , domestiques formant un effectif de cinq cents hommes soldés par la couronne ^ nombre d’individus de tout âge et de tout rang enthousiasmés pour les régions des épices et de l’or, avaient sollicité la faveur d’y aller à leurs propres frais. On n’en put admettre que sept cents, qui furent répartis sur les caravelles. Mais telle était la frénésie de l’or, que plus de trois cents de ces poursuivants de fortune se glissèrent en cachette dans les navires^ s’y blottirent entre les ballots et les caisses^ ou même à fond de cale. Quel contraste entre la consternation , les larmes qui signalèrent le premier départ de Palos, et l’épanouissement des joies de l’imagination et l’impatience de bonne augure qui maintenant retentissaient autour de la flotte.
Sur la Gracieuse-Marie se remarquaient : le bachelier Gil Garcia, alcade-major, Bernai Diaz de Pise, lieutenant des contrôleurs généraux, Sébastien de Olano, receveur des droits royaux, l’astronome Fr. Juan Perez de Marchena, le médecin en chef, docteur Ghanca, le commandeur Gallego, le commandeur Arroyo, Juan Aguado, intendant de la chapelle royale *, les hidalgos Gaspar Beltram, Pedro Margarit, François de Penasola, Pedro Novarro et Micer Girao, serviteurs de la Reine-, Juan de la Vega, valet de chambre de l’Infant, Melchor Maldonado, parent du cosmographe, Ginès de Gorvalan qui s’était signalé dans la guerre des Maures-, le métallurgiste officiel Firmin Zedo, l’ingénieur-mécanicien Villacorta et deux interprètes indiens baptisés, dont l’im natif de Guanahani, premier point de la Découverte, avait eu pour parrain le frère de l’Amiral et s’appelait comme lui Diego
1 Oviedo y Valdez , la Uistorïa gcn, y nat. de las Indïas , lib, II,