‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 214 sur 316 · DÉCOUVERTE DE LA DOMINIQUE · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DE LA DOMINIQUE

navire, on ne pouvait plus sombrer ^ malgré la fureur de la tempête.

Cependant on tenait toujours bonne route. Sept jours après l’Amiral, aux variations subites des vents, a la ijualité de la pluie, à la couleur des vagues, sentit l’approche de la terre dont nul se doutait encore. Il était si certain de la découvrir, cju’à la nuit il commanda de mettre en panne, et même de préparer les armes a tout événement. En effet, aux premières clartés du jour , le dimanche 3 novembre, on aperçut, à l’avant de la Capitane, une île montagneuse , éloignée d’environ sept lieues et qu en l’honneur de ce jour l’Amiral nomma la Dominique,

Dieu fut remercié solennellement par toute la flotte. La joie était extrême -, car tous ces voyageurs novices dans la vie de bord se trouvaient déjà excédés de la contrainte et du régime auxquels ils s’étaient trouves condamnés, ils soupiraient après la terre. En s’avançant vers cette île, on en découvrit une autre à la droite de la Gracieuse- Marie, Elle était couverte de hautes forêts. Un peu plus loin, quatre autres furent signalées. L’Amiral n’ayant pu trouver un port convenable à la Dominique,^ se dirigea sur la seconde île. Il y descendit, tenant la bannière royale de l’expédition, entouré de son état-major-, en prit possession au nom de Leurs Altesses dans la forme de droit ^ et la consacrant à la Vierge, il lui donna le nom de Gracieuse-Marie^^ , Le Père Boil et ses religieux ne se trouvaient pas à bord de FAmiral, mais étaient embarqués sur un autre navire. En sa qualité d’astronome, l’ami de Colomb, le Franciscain Juan Ferez de Marcbena, se tenait

* « Tenendo per certo che in quelle fortune ov’ egli appaia, niun

possa pericolare. w — Fernando Colombo, cap. xlv.

2 C’est l’île de Marie-Galante. Il lui donna le nom de son vaisseau Maria-Galanta, qui se traduit en français par Gracieuse-Marie.

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