‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 215 sur 316 · MARIE-GALANTE ET LA GUADELOUPE · texte numérisé non relu

MARIE-GALANTE ET LA GUADELOUPE

près lui, avec 1 état-major. 11 fut ainsi le premier ministre de Jésus-Christ qui foula le sol du Nouveau Monde. Il dut à cette circonstance de bénir la Croix de bois ^ que, suivant son habitude, l’Amiral faisait élever dans toutes les terres qu’il découvrait, pour exprimer le but de son entreprise, et rendre hommage au Rédempteur.

Le lendemain, l’Amiral porta sur la plus grande île de ce groupe et lui imposa le nom de Guadeloupe y en souvenir de Notre-Dame du couvent de la Guadeloupe, en

Lspagne, et suivant sa promesse aux religieux de ce monastère.

La plus petite des caravelles fut envoyée à la recherche d un port. Le capitaine ayant rencontré un ancrage, prit terre accompagné de quelques-uns de ses gens, entra dans les maisons d’ou les habitants s’étaient entuis sans prendre le temps d emmener tous leurs enfants. Il y trouva deux perroquets très-grands, d’une espèce encore inconnue, les guacamayos, quantité de coton fdé ou préparé, des provisions de bouche « et surtout quatre ou cinq ossements de jambes et de bras humains )>

L’Amiral se trouvait dans la principale de ces îles Caraïbes vers lesquelles il s’était dirigé en quittant les Canaries. Avec une précision, qui tenait du prodige, il était arrivé en droite ligne au centre de la principauté des Cannibales. Car la Guadeloupe, que ses féroces habitants appelaient Turuqueira, était le siège de la confédération des mangeurs d’hommes.

^ « Ibidem in littore Pater Perelius sanclæ Crucis trophœum primitus erexit. » — Fortunatus Hubertus, Menologium S. Francisciy historica proloquia, p. 67.

2 Docteur Chanca, Lettre à MM, de la municipalité de Séville. — Dans la collection de Na variété, 1. 1.

Page 1