ÉVASION DES INDIENNES CAPTIVES. AM
Guacanagari sans comprendre exactement ce dont il s agissait, voyait bien à l’air froid et sérieux des Espagnols qu’ils n’étaient plus pour lui comme au premier voyage de l’Amiral; que seul Colomb était toujours bon, toujours vénérable. Il ne se sentait pas à l’aise au milieu de ces intentions hostiles; et voulut retourner chez lui avant le coucher du soleil.
Le jour suivant, les indigènes se montraient en grand nombre sur le rivage. Un messager du Cacique vint demander quand l’Amiral, remettrait à la voile; on lui dit que ce serait le lendemain même. Un peu plus tard, le frère de Guacanagari, sous prétexte d’échanger de l’or, vint à bord de la Gracieuse-M arie . Évitant la présence de l’interprète Diego Colomb, il parla aux Indiennes, et plus particulièrement à la belle Catalina; auprès de laquelle il s’acquitta d’un message du Roi son frère. Dans la nuit, rers la fin du premier quart, Catalina donna le signal à ses compagnes ; elles se glissèrent sans bruit le long des lancs du navire et se laissèrent couler dans la mer, malgré la violence de la houle et les trois grands milles qui es séparaient du rivage. Une torche allumée sur la grève eur indiquait où l'es attendait l’amour. L’agitation des agues couvrant le bruit de leur chute, fit sans doutequ’on le s aperçut pas tout de suite de leur évasion. Pendant 3 temps nécessaire pour mettre à la mer les chaloupes, lies avaient tellement pris l’avance, que la rapidité des mbarcations ne put les empêcher d’arriver à terre. « On ut toutes les peines du monde cà en rattraper plus de uatre avec les barques. Encore ne les prit-on qu’au molent ou elles sortaient de l’eau'. » La fière beauté, dona atalina, réussit à gagner le bois.
‘ Docteur Chanca, Lettre à MM, de la municipalité de Séville^
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