‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 249 sur 316 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Colomb transporté mourant à Flsabclle y trouve son second frère don (îarllièbonv , le géographe, dont il était sans nouvelles depuis plus de huit ans. — Prompt rétablissement de 1 Amiral. — Colomb reçoit la première lettre gui soit parvenue de PEurope dans le Nouveau Monde. — Supplément de mobilier et de provisions choisis pour lui par la Heine. — Excès commis pendant son absence. — Conduite odieuse du commandant Pedro Margarit et du Père Boïl. — Conspiration generale des Caciques. — Fidelité de Guacanagari par attachement pour Colomb. — Il vient trouver l’Amiral et lui dénonce le complot.

Ce que la Santa-Clara rapportait dans son château de poupe, sous le nom d’Amiral, était un corps immobile, sans conscience de son être. Le 29 septembre, la flottille entra dans le port si désiré. La colonie se réjouit de son retour : cinq mois d’absence avaient fait craindre qu’elle n’eût péri. Enfin, après un sommeil de cinq jours et de cinq nuits , une voix bien connue du cœur de l’Amiral le tira de sa léthargie. En s’éveillant, il se trouva dans les bras de son second frère, don Barthélemy Colomb, dont il n’avait eu aucune nouvelle depuis plus de huit ans. Son autre frère Diego lui prodiguait également ses soins.

L’Amiral se trouva soulagé par cette rencontre inespérée, et son rétablissement commença aussitôt. Pour une nature aussi aimante, aussi pleine d’exquise sensibilité que celle de Colomb, la joie du cœur devait être le remède le plus efficace. La satisfaction de l’amour fraternel fut la plus heureuse médication. La Providence avait ménagé

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