‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 251 sur 316 · SON VOYAGE EN ANGLETERRE. A · texte numérisé non relu

SON VOYAGE EN ANGLETERRE. A

ménager quelques protections, s’instruire des habitudes et du cérémonial de la cour'. Ce ne fut que dans le milieu de l’année 1493 qu’il obtint une audience du roi Henri VH. Le monarque goûta ce plan. Pour rendre sa démonstration plus sensible, Barthélemy avait peint une belle mappemonde. Son raisonnement fut si net, si concluant, que le Souverain accueillit immédiatement cette idée, déclara se charger de tous les frais de l’entreprise, et fit avec lui un projet de traité. Barthélemy partit aussitôt pour aller chercher son frère.

Pendant qu’il se rendait en Espagne , en passant par Paris, la nouvelle de la découverte du Nouveau Monde et de la réception triomphale de Colomb parvenait à Londres. Le Roi de France, Charles VIII, accueillit avec honneur le frère de l’homme qui venait d’agrandir la Terre. Ce fut lui-même qui lui apprit cet événement et l’élévation de Colomb au rang d’Amiral et de Vice-Roi. Sachant qu’il allait en Espagne à travers ses États, il lui fit gracieusement accepter cent écus d’or pour le défrayer des dépenses qu il pourrait faire dans son royaume.

Malgré sa hâte, lorsque Barthélemy arriva à Séville, l’Amiral était déjà reparti pour son second voyage. Il alla prendre ses neveux Diego et Fernando chez sa belle-sœur dona Béatrix Enriquez à Cordoue , où ils étudiaient, les emmena à Valladolid et les présenta à la cour. La Reine trouva les deux enfants bien élevés, complimenta leur oncle sur l’excellente tenue qu’ils avaient déjà, et, pour achever de les former, voulut les garder à la cour. L’allure martiale et chevaleresque de don Barthélemy, sa facilité pour les langues, sa conversation, son expérience plurent beaucoup au roi Ferdinand, excellent juge des

^ Fernando Colomb, Histoire de V Amiral y cliap. x.

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