MOBILIER ET PROVISIONS CHOISIS PAR LA REINE
souvenir de son amour du paysage, une double tenture représentant des arbres d’Europe, avec deux portières de la même étoffe, répétant le même sujet*, un tapis de parquet émaillé de couleurs brillantes , sans doute figurant des fleurs. Deux coffres ou babuts servant d’armoires et recouverts de housses *, quatre couvertures d’apparat brodées à ses armes. Ensuite, dix mains de papier pour sa correspondance, et une certaine quantité de parfums, auxquels furent ajoutées vingt-cinq livres d’eau de roses, et vingt-cinq livres d’eau de fleur d’oranger.
Pour sa table :
Quatre paires de nappes fines, six douzaines de serviettes, six essuie-mains, deux casserolles d’argent, deux vases, une salière et douze cuillères d argent, quatre candélabres en laiton dores , douze flambeaux dores , et trente livres de bougie de cire \
Pour son office :
Cent livres de riz avec une livre de safran, assaisonnement obligé de la soupe au riz et du pilau chez les Génois. Cent livres de dattes, deux cents livres de raisins secs, cent livres de sucre blanc, cent livres de miel, cinquante livres de confitures sans pépins , une douzaine de boîtes de diverses conserves^ vingt livres de cédrats confits, douze boîtes de confitures de coing , douze pots de sucre rosé, deux jarres d’olives màrinées, douze fanègues d’amande, deux cents livres d’huile d’olive, soixante-quinze livres de sain-doux frais. Sachant quelle consommation d’œufs entrait dans son régime, pour qu’il ne fût jamais au dépourvu, la Reine joignit a son envoi cent poules et six coqs. Enfin, pour entretenir l’unique luxe de l’Amiral, la propreté, soixante-quinze livres de beau savon.
‘ Coleccion diplomâüca. — n« lxxviu