‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 263 sur 316 · CONSÉQUENCES DE CETTE SUBSTITUTION · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DE CETTE SUBSTITUTION

clans les papiers de Simancas, où pourtant se voit encore le brouillon de sa lettre d’envoi. Mais l’original de la Bulle s’est conservé à Rome dans les Archives secrètes du Vatican. Il y existe en propre minute^ et copie dûment collationnée et certifiée en a été délivrée, pour la première fois, le 7 février 18ol *.

Le frère Bernard Boyl, provincial des Franciscains en Espagne , nommé Vicaire apostolicjue des Indes , n’eut donc aucune connaissance de sa nomination.

Le frère Bernard Boïl, choisi par le Roi, fut envoyé à la place du frère Bernard Boyl, désigné par le Saint-Père. Aux yeux de Ferdinand, il n’y avait dans la substitution qu’il osait se permettre cju’une rectification d’adresse -, il ne voyait en cela de changé qu’une lettre dans le nom et un titre dans la personne. C’était Boïl au lieu de Boyl, et un bénédictin pour un franciscain. A part cette différence d’orthographe et d’habit, c’était toujours un religieux, un homme de mœurs irréprochables; et, au fond, il ne trouvait nul inconvénient à envoyer aux Indes un bénédictin bien connu de la cour, à la place d’un franciscain que probablement l’on n’y connaissait guère.

Mais l’on ne se joue pas de l’esprit de l’Église. Jusqu’à ce jour, l’habileté humaine ne l’a jamais emporté sur la force d’en Haut. La Bulle du Saint-Père ne parvint point à son adresse , et l’on voit ce qui s’ensuivit.

^ Nous citons !e texte du visa de l’archiviste pontifical : — « Descrlptum et recogniium ex autographo regesto lUterarum apostolicanm Alexandri P, P. VI, annoI,pag. 122. Quod adversatur in tabulariis secretïorïbiis Vaticanïs. In quorum fideni hïc me subscripsi et solito signa sïgnavi. »

« Dabam ex tabulariis prœfatis VII idas febmarü, anno 1851. »

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