COMPLOT DE LA FAMINE
mentait leurs besoins. Ils ne pouvaient s’établir nulle part, et passaient les nuits exposés aux inclémences de l’air. Les racines, les fruits spontanés qu’ils rencontraient çà et là ne pouvaient suffire à nourrir ces populations qui fuyaient sans cesse, assiégées parla crainte des Espagnols. Les privations, les fatigues et l’insalubrité de ces forets, où l’excès de la végétation vicie l’air pendant la nuit par un dégagement trop condensé d’acide carbonique, engendraient des maladies d’une nature épidémique qui éclaircit les rangs de cette émigration, tandis que les Espagnols trouvèrent des ressources dans la pêche, sur les bords de la mer, aux embouchures des fleuves et dans les provisions qui leur arrivèrent tout à coup de la Castille,