‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 277 sur 316 · CALOMNIES DES DESEIIÏEURS DE LA COLONIE · texte numérisé non relu

CALOMNIES DES DESEIIÏEURS DE LA COLONIE

maux étaient aggravés par Fodieuse tyrannie de l’Amiral et de ses frères plus particulièrement.

Ces déserteurs prenaient l’attitude de victimes échappées au despotisme de Colomb, venant se réfugier sous le pouvoir paternel des Rois et demander protection contre l’arbitraire du gouverneur des Indes. Ils colportaient des -, lettres dictées par la malveillance, dans lesquelles de pauvres gens trop malades pour s’embarquer peignaient leur déplorable situation; ils ajoutaient que l’or de cette île ne se trouvait qu’en paillettes dans quelques ruisseaux, et en trop minime quantité pour qu il y eût profit a le recueillir. Les" richesses d’Hispaniola n’existaient que dans l’imagination du Génois. Non contents d attaquer son caractère comme cbet de gouvernement, ils chercbeient a poiter atteinte à sa probité ; ils l’accusaient d’une sorte de connivence pour se procurer de l’or au détriment des droits de la couronne. Déjà leur haine avait fait circuler ce bruit avant leur départ de l’ile. Les historiens n’ont pas relevé cette accusation, mais elle résulte pouitanl d un document oülciel. Le receveur des droits royaux, Sebas-

tien de Olano, dans une lettre aux Souverains catholiques, répond à cette calomnie que loin de l’avoir autorisé à délivrer des marchandises et à recevoir par échange de l’or

en l’absence du délégué des contrôleurs généraux, l’Amiral le lui a, au contraire, expressément défendu

Au milieu de ces aigres récriminations, qui prenait la défense de Colomb ? qui rappelait les conjonctures terrilUoc .Inns Insmielles il avait agi? L’Amiral était étran-

oer , absent ; ses ennemis n’éprouvaient aucune contradiction; l’unanimité de leurs plaintes devait obtenir crédit. La spécialité de Firmin Zédo, au sujet des matiè- 1 Lciue de Sébastien de Olano du 1 4 février 1 495. — Original en cl

uietiùo del Üuque de Veragua. — Doeum. diplom., n“ lxxxi

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