‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 278 sur 316 · NAUFRAGE SUPPOSÉ DE COLOMR · texte numérisé non relu

NAUFRAGE SUPPOSÉ DE COLOMR

res d’or et d’argent, donnait un grand poids à son assertion que l’île d’IIispaniola ne renfermait point de mines précieuses.

Le témoignage de Pedro Margarit n’était pas moins accablant^ car c’était le meme Pedro Margaritdont Coloml) avait fait valoir les bons services, et pour lequel il avait demandé une récompense aux Rois qui venaient de lui accorder une pension de trente mille maravédis L

Le caractère du vicaire apostolique servait de sanction à toutes les calomnies , sans qu’il prît la peine de les reproduire. Sa présence en Espagne, quand on le croyait au poste évangélique auquel il avait eu l'honneur d’ètre appelé par Ferdinand, indiquait assez la gravité des événements survenus à l’Espagnole. Il arrivait pour détromper les Rois de l’illusion dans laquelle se plaisait à les entretenir l’Amiral. Outre la diflîculté de vivre dans un pays où la terre ne pouvait fournir à l’alimentation des Européens, il ne s’y trouvait ni or, ni pierreries; le climat engendrait des maladies inconnues ; l’administration déplorable qui avait opprimé les Espagnols était réduite à néant ; la colonie n’avait plus de chef. Depuis quatre mois Ion était sans nouvelle aucune de l’Amiral, parti avec trois caravelles pour explorer la terre de Cuba, toute voisine. Ce long silence ne pouvait s’expliquer que par son naufrage dans une mer orageuse et sur des côtes inconnues. Le Vicaire apostolique venait donc exposer aux Rois la situation des choses, et appeler leur paternelle sollicitude sur les malheureux qui languissaient dans les horreurs du besoin et du désespoir.

^ Cette pension courut à dater du 15 août 1494. — Voir l’annotation marginale des Rois au mémoire de l’amiral don Christophe Colomb, par lui confié, le 30 janvier 1494, à Antonio de Torres. — Dans la collection de Navarrete, 1. 1. Second voyage de Christophe Colomb.

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