‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 280 sur 316 · TRACASSERIES DE DON JUAN FONSECA · texte numérisé non relu

TRACASSERIES DE DON JUAN FONSECA

^ * de l’Eglise, et s’il n’était pas contraire à l’Evangile de les

rendre esclaves? Conséquemment l’Ordonnateur de la marine, que la protection du roi Ferdinand venait de pourvoir de révôché de Badajoz, mais qui sans songer beaucoup à ses ouailles suivait son govit exclusif de la bureaucratie, reçut l’ordre de surseoir à la vente des Indiens jusqu’à ce que lesCasuistes eussent résolu la question. En attendant leur décision qui se faisait attendre a cause delà division des sentiments, Isabelle commanda de ramener ces prisonniers à Hispaniola ou ils seraient tous remis en liberté, à l’exception de neuf d’entre eux que l’Amiral destinait à servir d’interprètes, et qui devaient rester quelque temps en Castille pour y apprendre la langue.

Les preuves de vigilance et d’incorruptibilité qu’avait données, aux dépens de l’Amiral, le Contrôleur de la marine Juan de Soria, furent répétées contre son frère don

DiegoColomb, par l’Ordonnateur généralJuan de Fonseca.

Don Diego rapportait une petite quantité de minerai d’or comme montre ou échantillons, soit pour sa belle-sœur Dona Béatrix Henriquez et ses parents, les Arana de Cordoue; soit afin d’acquitter quelques petites dettes de son frère ou de les faire parvenir à quelqu’un de sa famille à Cônes. Don Juan de Fonseca ne manqua pas cette occasion de déployer son zèle pour les intérêts des Bois. Il fit rigoureusement saisir le peu d’or qu avait apporté Don Diego. Cette rigide exactitude ne fut point goûtée par la Reine qui savait avec une pénétration merveilleuse sonder les cœurs. Isabelle reconnaissant l’hostilité sous l’apparence du devoir, écrivit personnellement le 5 mai à l’Ordonnateur général, de ne point demander à Don Diego certain or qu’il apportait des Indes; de ne point le gêner quant a son séjour et à sa résidence '. Elle lui adressa une seconde

‘ Coleccion diplomdtica, n»» xcin, xciv.

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