LA REINE MET EN RAPPORT J. FERRER ET COLOMB
grapliiques d’aplanir le différend . La Reine répondit, de Madiid, à 1 illustre lapidaire le remerciant de sa lettre c|u’elle tenait pour un service rendu à l’État, et l’invitant cl V6nii R la cour au mois do mai suivant.
Dans sa lettre à la Reine, le lapidaire de Rurgos avait dit en parlant de Cliristophe Colomb ; « Je crois que, « dans ses hauts et mystérieux desseins, la divine Provi- « dence l’a choisi comme son Mandataire pour cette œu- « vre, qui me semble n’ôtre qu’une introduction et une « préparation aux choses que cette même divine Pro- « vidence se réserve de nous découvrir pour sa gloire, le « salut et le bonheur du monde »
Le lapidaire de Rurgos reçut de la Reine l’accueil dont il était si digne. Le titre de Don paraît lui avoir été alors accorde par Isabelle. Il fut même honorilîquement attaché, en qualité d’écuj'er tranchant, 7? 'inchaniey à la maison du Prince royal, l’infant don Juan ^ Lorsque don Jaime Ferrer eut eu l’honneur de développer de vive voix ses idées a la Reine, Isabelle lui donna le conseil de les soumettre au grand Amiral de l’Océan. Après être rentré dans son domicile de Rurgos, où le marchand de pierreries avait su ménager une studieuse retraite au
penseur catholique, le 5 août 1495, don Jaime Ferrer prit la plume.
Lettre delà Reine du 28 février 1495. — Coleccion dlplomàtica^ docum., n® lxviii.
^ « Ycreoque la divina Providentia le ténia por Electo por su grande misterio y servicio en este negocio, el cual pienso es dispusicion y preparacion del que para delante la misma divina Providencia mostrarâ a su gran gloria, salud y bien del mundo. » — Coleccion cUplomdtica, docum. n® lxviii.
^ Oviedo y Valdez. — Quinenagenas de los generosos é ilustres é nomenos famosos Reyes, etc. Ms.