‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 298 sur 316 · JAIME FERRER ÉCRIT AU GRAND AMIRAL · texte numérisé non relu

JAIME FERRER ÉCRIT AU GRAND AMIRAL

Pénétré de respect pour le caractère de Christophe Coloiïtb, il ne lui adressa point sa communication dans les termes ordinaires d’une correspondance administrative, ainsi qu’il l’eût fait envers tout autre Vice-Roi des Indes. Il lui écrivit comme au Révélateur du Globe, avec un sentiment de respectueuse soumission et de liberté chrétienne.

Cette lettre, qu’il nous est dur de ne pouvoir reproduire dans son entier, avec sa grandeur native, ses subites aperceptions, son style d’une biblique simplicité, cette lettre prouve une fois de plus que, depuis les jours de Salomon, rien n’est nouveau sous le soleil pour la compréhension humaine-, et qu’en effet (( les hommes de génie sont toujours contemporains entre eux. )> On croirait que le lapidaire de Burgos a pris la plume en venant de lire le Discours sur l’histoire universelle, deux siècles avant Bossuet.

Après avoir résumé en quelques lignes la civilisation héroïque des époques de Saturne et d’Hercule, les effets des conquêtes d’Alexandre le Grand, de Jules César, qui, introduisant chez les peuples les principes du droit et de la morale à la suite des aigles romaines, sans le savoir, préparait ainsi les voies à la Bonne Nouvelle , Jaime Ferrer montre le Rédempteur envoyant ses apôtres aux quatre vents du ciel, leur distribuant la conquête spirituelle du monde. 11 rappelle les souffrances, les tribulations, la faim, la soif, la chaleur, le froid, les persécutions qui sont destinés à ces hommes pour leur récompense, et il rappelle ces paroles de « la Bonté suprême à ses amis : Que celui qui veut venir à moi prenne sa croix et me suive \ »

1 « Lo que dijo la bondad suprema â sus amigos, diciendo: qui vuU

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