‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 305 sur 316 · LES DEUX FILS DE COLOMB PAGES DE LA REINE · texte numérisé non relu

LES DEUX FILS DE COLOMB PAGES DE LA REINE

du riz, du vin, du porc salé, des pois chiches, de l’huile-, débattre le prix des denrées et s’assurer de la qualité des vivres. Ce rôle étrange et cette fatigue, que son zèle pour le service de Dieu et des Rois lui avaient fait accepter, ne furent pas les moindres de ses sacrifices. 11 se souvenait longtemps après du prix auquel il avait obtenu l’approvisionnement de ses navires. Deux fois dans le même Rapport il rappelle avec quelle peine ila obtenu les provisions en grains, vin et viande h « Un historiographe royal parle aussi de ces peines inexprimables. Toutefois, malgré ses efforts, il ne put avec la somme provisoire qu’il avait reçue armer que deux caravelles. Son pressentiment de la pénurie où languissaient les colons d’Hispaniola le porta à les leur expédier sans retard, sous la conduite du capitaine Pedro Fernandez Coronel, qui partit au commencement de février 1498.

La Reine, donnant une nouvelle marque d’attachement à l’Amiral, prit dans sa maison ses deux fils en qualité de pages.

Il paraît qu’en ce moment, Isabelle insista de nouveau pour faire accepter à Colomb, en apanage, ce petit royaume particulier, de douze cent cinquante lieues carrées, qu’on lui avait offert de créer dansl’île Espagnole, Christophe Colomb maintint le généreux dévoùment de son refus Cependant, cette attention de la Reine a ses

1 Relation aux Rois Catholiques sur le troisième voyage de l’Amiral. — Collection de Navarrete.

2 « Pendant que l’Amiral donnait ordre pour son voyage, les Rois Catholiques, qui l’affectionnaient fort à cause de sa grande prévoyance et des fatigues qu’il endurait pour l’accroissement de la religion,... lui accordèrent encore tout de nouveau cinquante lieues de terre dans Uîle Espagnole de l’est à l’ouest et de vingt-cinq du nord au sud, avec le titre de Duc ou de Marquis. Mais l’Amiral supplia les Rois de ne lui point

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