‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 43 sur 316 · LE PÈRE JUAN FEREZ DE MARCHENA · texte numérisé non relu

LE PÈRE JUAN FEREZ DE MARCHENA

lois a sa science et a sa mansuétude de caractère est

parvenu jusqu’à nous.

Ce Franciscain s’appelait Frère Juan Ferez de Marchena.

Sa fervente piété n’avait point étouffé son inclination aux mathématiques; et sa possession des sciences exactes ne nuisait point à son goût des lettres. On ne peut mettre en doute la variété de son savoir. L’Archichronographe impérial Oviedo dit que « ce religieux était grand Cosmographe, » l’historiographe royal don Antonio de Herrera ajoute qu'il était «grand humaniste', «c’est-à-dire érudit et littérateur. L’historien des Indes, Lopezde Gomara, mentionne également sa littérature et sa spécialité dans les sciences ^ Quant à l’excellence de sa vertu, elle a été attestée au souverain pontife Léon X par le premier évêque des Antilles. Alessandro Geraldini parle « de sa vie pieuse et de sa sainteté de toutes parts reconnue L » Apres avoir constaté la supériorité intellectuelle et ascétique de ce Franciscain, on peut le suivre par l’imagina- Gon sur le toit où, en sa qualité d’astronome, il avait établi une sorte d observatoire. Il n’usait de ses prérogatives de supérieur que pour étendre le champ de sa méditation et prolonger l’heure de ses études.

Souvent, pendant le sommeil de ses religieux, dans les nuits sereines, le Père Juan Ferez de Marchena. élevant son âme vers le Créateur des Mondes, suivait avec attention le cours harmonieux des astres. Ardente comme un

‘ Oviedo, Histona natural y general de las Indias, libr. Il, cap. v. — Herrera, Bist. génér., décade I, liv. T, chap. vu.

^ « Cosmografo y humanista. » — Lopez de Gomara, Histona de las Indias.

^ « Homo vita, religione et sanctimonia undique probatus. rs^Itinerarïum ad regiones sub æquinocüali plaga constitutas, /Hexandri Geraldini Âmeriniy epïscopi^ etc., liber XIV,

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