COLOMB SE MET EN ROUTE POUR CORDOUE
favorable. Comme le Père Juan Ferez de Marcbena jugeait que, malgré sa noble origine, la lielle-sœur de Coloml), femme du pauvre Muliar, ne pourrait à Huelva donner une éducation convenable au jeune Diégo, son neveu, il voulut se charger, lui-méme, de son instruction. C(î fut donc sous le toit, avec le pain, le drap, les livres et la cbarité de la famille Franciscaine que le lils de Colomb lut nourri, vêtu et instruit dans sa tendre jeunesse.
L’hôte du couvent de la Rabida ayant désormais le coeur rassuré, et l’esprit libre au sujet de son enfant, piit congé du vénérable Gardien, et accompagné de ses prières, se mit en route nour Cordoue.
§ II
L’hospitalité si généreusement accordée à Colomb dans ce monastère, l’affection et l’appui qu il y rencontra, ont rendu ce lieu intéressant pour l’histoire, et cher au souvenir des disciples de saint François. Nos amis nous sauront gré de leur donner ici quelques détails précis et descriptifs
sur l’habitation de la Rabida.
A cette époque, le monastère se composait de deux cloîtres intérieurs et de trois petits batiments, annexés à la construction principale. L’église de Santa-Maria de la Rabida était entourée d’une clôture, dont 1 espace for-
mait, de chaque côte des murs latéraux, une cour intérieure. L’église, construite en forme de croix, avait trois chapelles. Au-dessus du maître-autel, s’élevait une coupole arrondie, et entouree d’un rebord en maçonneiic percé régulièrement de trous à sa base. Cette partie de la toiture, disposée en terrasse, semblait destinée à servir d’observatoire. Cette coupole badigeonnée d’une chaux éclatante, frappait de loin la vue des batiments coin. rs,