‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 83 sur 316 · JUAN PEKEZ EXHORTE LES MARINS DE PALOS · texte numérisé non relu

JUAN PEKEZ EXHORTE LES MARINS DE PALOS

Le Franciscain est naturellement sympathique au peuple, à cause de la pauvreté de sa vie et de Thumilité de son costume. Il en est aimé , parce que visiblement il l’aime. Sa modeste familiarité l’attire comme son dévouement l’attache. Le Gardien de la Rahida jouissait, en outre, d’une considération personnelle parmi les gens de mer. Il se mêlait aux matelots, plaisantait sur leur terreur, rassurait leurs familles^ et allait faire de l’enrôlement par ses paroles, ses démonstrations, jusque dans les ports voisins. Le zélé Franciscain attendait de cette expédition l’extension du royaume de Jésus-Christ, une grande gloire pour l’Eglise, qui la première avait encouragé cette découverte, et un bienfait pour toute la civilisation*. Il sentait, comme l’avait dit si justement la R.eine, que Colomb allait dans « ces espaces de l’Océan accomplir des choses très-importantes au service de Dieu^. » Bien qu’en défendant son hôte, il soutînt un peu, à son insu, ses propres idées, catholiquement il prenait une part active à son œuvre, s’honorait de coopérer à son apostolat, de servir ainsi à réaliser le souhait du bienheureux fondateur de rOrdre Séraphique dont l’ardeur aurait voulu prêcher Jésus-Christ, sa croix et sa pauvreté dans tout l’univers. Aussi le Père Juan Ferez travaillait-il de cœur et d’ame à convertir les poltrons, à décider les irrésolus. Il préparait le recrutement des équipages par ses persuasions et l’autorité de sa science.

^ « Disponiendo los aiiimos de los marineros, y los demas à emprender la jornada,de que siempre se prometiô felidsimos sucessos. » — Fr. Pedro Simon, Noticias historiales de las conquistas de Tierra Firma, not. 3, cap. xiv.

^ (f A algunas partes de la mar Océana, sobre cosas muy complideras a servicio de Dios é nuestro. w — Suplemento primera à la coleccion diplomdtica, n® vu.

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