JUAN FEREZ EXHORTE LES MARINS DE PALOS
Il allait tantôt seul , tantôt accompagné de son ami ; mais partout où l’on voyait Colomb , on était sûr d’apercevoir aussi le Gardien de la Rabida. Il se multipliait d’une façon prodigieuse. L’activité de son ardeur fit sensation dans la contrée. Plus de vingt ans après , les témoins de son zèle en gardaient le souvenir. Et alors môme que le nom du Père Juan Perez de Marchena avait disparu de quelques mémoires, la robe du Franciscain y laissait encore son empreinte. On ne pouvait parler du départ de Colomb sans se rappeler qu’un Franciscain l’accompagnait, l’assistait et le défendait partout L
Cependant, malgré l’assistance du Père Juan Perez, souvent la frayeur, la routine, un conte saugrenu défaisaient dans une seule veillée le résultat de sa prédication nautique durant plusieurs jours. On a la preuve qu’à cette époque, sur la côte d’Andalousie, il était uniquement bruit de cette expédition. Tous les marins tenaient pour chimérique l’idée d’une découverte de terres dans la mer TÉNÉBREUSE ^ c’cst pourquoi aucun pilote ne voulait s’embarquer^.
Le Gardien de la Rabida prit un parti décisif,
Il y avait alors à Palos une famille riche et considérée, dont la maison, qui subsistait naguère, paraissait avoir été la plus belle de cette petite cité. Elle appartenait aux trois
‘ Pleyto. — Probanzas del almirante. Pregunta primera, — « Andando negociando de ir à descobrir las Indias con frailedeS. Francisco queandaba con el dicho Almirante. » — Supl. prim. à la colec, diplom, ^ Déposition de Juan Rodriguez de Mafra. — n Y no quiso ir porte-ner el descubrimiento por cosa vana como todos. » — Pleyto. Pregunta, 16, Suplem. primer, â la colecc. diplom. 1. 111, p. 570.