‹ Christophe Colomb (volume 5)Chapitre 87 sur 316 · LE SAINT-SIÈGE S’INTÉRESSE AU PROJET DE COLOMB · texte numérisé non relu

LE SAINT-SIÈGE S’INTÉRESSE AU PROJET DE COLOMB

la découverte. Un habitant d’Huelva, Anton Hernandez

Colnienero, familier de la maison Pinzon, avait ouï lire la description de cette carte à Rome, où il accompagnait son patron, Martin Alonzo. Les cousins et les amis de Pinzon, entre autres le pilote Juan de Ungria, Luis del Valle et Martin Nunez avaient eu connaissance de ce document à son retour L

Quoi qu’il en soit, dès que Martin Alonzo Pinzon revenant de Rome, et Christophe Colomb qui y avait des relations, se furent mis en rapport, toutes les difficultés s’aplanirent^.

La nouvelle de la communication géographique, faite par le bibliothécaire du Pape, vint sanctionner l’approbation que le Nonce apostolique, le Grand Cardinal d’Espagne, le premier professeur de théologie à Salamanque et le Franciscain cosmographe Juan Perez de Marchena

^ Pleyto, Probanzas del Fiscal. Pregunta XI, XII.

2 L’école protestante est grandement embarrassée de cette influence de Rome qui fut si décisive pour l’expédition. Ne sachant qu’objecter à ces faits, Washington Irving les a passés sous silence. Mais l’illustre Humboldt n’a pas voulu reculer devant leur logique. Dans son entière ignorance de la piété et de la dignité catholique, sans respect pour son propre nom, avec une légèreté que ne saurait assez blâmer la justice littéraire, il ose supposer une connivence entre l’aîné des Pinzon et Colomb ; par conséquent avec le Gardien de la Rabida qui ne se séparait en rien de son ami, pour abuser la population, et inventer la fable d’une carte apportée de Rome, atin de capter ainsi la confiance publique. Le silence de la surprise et de la tristesse est la seule réponse que doive attendre cette explication misérable.

Outre l’impossibilité d’un pareil accord, avec des hommes du caractère de Juan Perez et de Christophe Colomb, il est bon de rappeler que longtemps après la mort des trois prétendus complices, l’Enquête du Fiscal contre le successeur de l’amiral des Indes a fait apparaître les preuves oubliées de ce voyage à Rome et de la communication qu’y reçut Martin Alonzo Pinzon. L’Enquête a recueilli les dépositions des témoins de visu.

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