NINA, LA SANTA-MARIA
suite d un accident de mer, porter cinquante-six personnes avec leur équipement, des échantillons nombrem d objets inconnus à l’Europe, une surcharge d’artillerie, une partie des agrès de la Santa^-Maria^ sans que ce poidî fît baisser sensiblement sa ligne de flottaison. D’après b
témoignage de Colomb, elle pouvait porter au moins ceni hommes de plus C
Sans être toujours pontees de la poupe à la proue, les caravelles portaient à l’avant et à l’arrière, qui étaient fort élevés, un solide château en bois, disposé pour l’attaque et pour la défense. A cause de leur grande élévation audessus de l’eau, on les classait parmi les bâtiments de haut bord Les moyennes caravelles étaient munies de six ancres et de quatre mâts. Le premier, près de la proue, portait une voile carrée surmontée d’un trinquet de gabie; et les trois autres simplement des voiles latines. Dans les grandes caravelles, le gréement du mât du milieu et du mât de proue était fait pour des voiles carrées. Et au moyen des deux autres mâts à voilure latine, on obtenait des évolutions sous toutes les allures. Par un bon temps, les caravelles pouvaient fournir une marche de deux lieues et demi â l’heure ^
La Sania-Maina qui était pontée, c’est-à-dire pourvue d’un tillac de la poupe à la proue, avait donc deux mâts à voilure carrée et deux mâts à voiles latines. Le grand mât portait au-dessus de la voile carrée deux bonnettes aiguilletees. Nous savons qu’on employa dans le cours de la
^ Colomb à bord de la Nina menaça le gouverneur portugais Castaneda de lui enlever une centaine d’hommes et de les porter en Castille. — Journal de Colomb, mardi 19 février 1493.
® ce De alto bordo entre naos galeones et caravellas. » — Fernam Mendez Pinto, Peregrinaçoens, cap. xii.
2 A. Jal, Archéologie navale^ tom. II, p. 237.