‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 101 sur 348 · L OFFICE DU SACRÉ-CŒUR · texte numérisé non relu

L OFFICE DU SACRÉ-CŒUR

voque, « en face du Sacré-Cœur s'organisait la Franc- Maçonnerie ^ » 1 Les évoques dispersés ne répondirent pas unanimement, il est vrai, aux vœux de la vénérable assemblée ; mais, sans parler ici de ceux qui se firent, à l'exemple du pieux Henri de FumeP, les tenants d'une dévotion encore mal connue ou mal comprise, nous aimons à constater que Beaumont accéda des premiers aux désirs de l'auguste reine, en autorisant à Paris l'office du Sacré-Cœur, dès le mois de juin 1766 3.

« Nous savons, écrivait-il, que ce culte a produit des fruits très abondants de vertus partout où il a été admis ; c'est ce qui nous inspire une très ferme confiance qu'il contribuera beaucoup à exciter Iji divine charité dans les lieux où il reste encore à l'introduire. » — Et le journal du parti de répliquer avec humeur : « Si l'on en croit donc M. l'archevêque de Paris, ce nouveau culte va renouveler la face de son diocèse ; le prélat le sait par expérience. Il connaît des paroisses où les vertus les plus solides brillent de toutes parts, par un effet de la nouvelle dévotion. Mais il ne dit pas quelles sont ces paroisses *... »

1 Histoire de France, par Henri Martin, t. XV, p. 399. — En effet, a dit le P. Ramière, « tandis que la dévotion au Sacré-Cœur est la suprême manifestation du divin amour, la Franc-Maçonnerie est le suprême effort de la haine satanique. » {L'Associatian catholique, t. I, p. 874.)

'Henri de Fumel, né à Toulouse en 1717, avait été sacré évêque de Lodève en 1750% Ce pieux prélat, aussi distingué par ses vertus que par ses œuvres, fut, pendant de longues années , le père et le bienfaiteur de son Église. Il mourut le 2 janvier 1790, sans avoir, nous dit Feller, <t d'autre oraison funèbre que les sanglots des pauvres et les larmes de tous les catholiques de son diocèse k

* « Nos Augustissimae Reginae desideriis annuere volentes. y> {Office du Sacré-Cœur y in-S», Paris, 1766.)

* Nouvelles ecclésiastiques de 1769, p. 106.

Page 1