‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 102 sur 348 · DÉPIT DE LA SECTE · texte numérisé non relu

DÉPIT DE LA SECTE

Le dépit est visible. Il devient d'autant plus cuisant que le vertueux prélat, en fixant la fête au dimanche après Toctave du Saint-Sacrement, donnait un premier et solennel démenti aux rubriques de Vigier et de Mésenguy, si sévères pour maintenir Finviolabilité du jour dominical. € Ce fait, dirons-nous avec D. Guéranger, valait la peine d'être noté ^ » — Ce ne sera pas au reste la dernière fois que les heureuses influences de Saint-Sulpice se feront sentir, dans la litui^e parisienne, comme une réclamation contre l'esprit janséniste qui avait dicté l'œuvre tout entière.

Ajoutons que les jansénistes se piquèrent de reprocher à l'archevêque ce qui lui est un titre de gloire, à une époque où maint prélat, fort zélé d'ailleurs pour entretenir parmi les fidèles la pureté de la foi, sacrifiait comme tant d'autres à cet amour universel des nouveautés liturgiques qui transportait son siècle. Mais il faut entendre les accusateurs.

Par quel caprice M. de Beaumont abandonne-t-il le rite de son Église dans les nouveaux offices qu'il introduit, pour adopter le rite romain? La plupart des Églises de France, qui n'avaient d'autre bréviaire et d'autre missel que ceux de Rome, frappées du mauvais goût et du peu d'exactitude qui y régnent, y ont substitué ou des bréviaires et des missels propres, ou ceux de l'Église de Paris. Et dans le temps même d'une sorte de renouvellement général sur un point de cette importance, M. de Beaumont commence à prendre le contre-pied et à vouloir ramener son Église au rite ro^iain, dont les autres se dégoûtent avec tant de raison ^

* Institutions liturgiques, t. II, p. 219.

* Nouvelles ecclésiastiques de 1770, p. 31. — En cette même année 1770, Tarchevôque approuvera un office du saint Rosaire, qui n'est pas, il est vrai, destiné à être inséré au bréviaire, mais qui sera pourtant une réclamation

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