‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 105 sur 348 · RÉSISTANCE DES JANSÉNISTES · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DES JANSÉNISTES

naître, à la louange des curés de Paris, qu'ils secondèrent merveilleuseinent leur archevêque dans cette campagne de zèle, comme ils l'avaient secondé jusque-là dans toutes ses œuvres de charité. La chronique de l'époque est remplie de leurs actes de résistance aux prétentions de je ne sais quels marguilliers jansénistes, qui, soutenus par des magistrats sectaires, refusent de laisser fournir les ornements indispensables pour la célébration de la fête du Sacré-Cœur, et enjoignent de ne chanter d'autre office que celui du dimanche. Cependant les fidèles, au jour de la solennité, ne se pressent que plus nombreux à la Table sainte, et le parti, irrité de sa déconvenue, ne parle de rien moins que d'en demander raison à l'abbé le Rebours, docteur de Sorbonne, et à tous ces autres prêtres « hardis et entreprenants » qui s'imaginent « pouvoir impunément tout oser* ».

Disons, pour n'avoir point à revenir sur ce sujet, que le Parlement de Paris, saisi de l'affaire, ne craindra pas de donner, le 11 juin 1776, un arrêt portant purement et simplement défense de célébrer désormais une fête que les adversaires qualifient de dévotion nestoHenney « la seule pour laquelle M. de Beaumont soit zélé^ ». Il se produisit alors un incident que nous relaterons textuellement d'arprès le janséniste Hardy, sans nous arrêter à relever les insinuations dont ce fervent ami des parlementaires émaille son récit négligé.

« Ce jour (15 juin), vers la fin de la matinée, les marguilliers de l'œuvre et fabrique de l'église paroissiale

ï Journal de Hardy, 28 juin 1772.

' NouvtUes ecclésiastiques de 1777, p. 198.

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