‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 146 sur 348 · INTENTIONS QU'ON LUI PRÊTE · texte numérisé non relu

INTENTIONS QU'ON LUI PRÊTE

Compiègae K » Car, il faut bien Tavouer, les visites du père à sa fille n'échappent pas plus que celles de Tarchevôque aux traits d'une malignité jalouse. Madame du Barry surtout feint de croire qu'il s'y trame quelque chose contre sa position plus qu'équivoque. Elle réussira parfois à les empêcher tout à fait.

« Si ma perte est résolue, dit un jour au roi cette insolente favorite que Voltaire appelle niaisement une « adorable Égérie - », j'aime mieux recevoir mon congé de votre bouche que d'être victime d'une noire cabale. L'archevêque et le chancelier sont deux fourbes qui vous trompent ^. » Louis XV baissa la tête devant cette tyrannie d'une femme donlCla grossièreté fait entendre £ia^^^*^ déjà sous les voûtes de Vereailles le langage des halles/ et le malheureux père devra, ce jour-là encore, s'abstenir d'aller chercher près de sa fille un peu de repos et de confort.

C'est le temps où l'on accuse Christophe de Beaumont d'inspirer à Madame Louise la pensée d'écrire au pape, non seulement pour le détourner de la dissolution totale de la Compagnie de Jésus, mais encore pour le solliciter de suspendre toute opération relative au procès de béatification du célèbre Palafox . Clément XIV aurait renvoyé la correspondance au roi, qui se serait montré « plus indigné que surpris * ». Bientôt ce sera Beaumont qu'on voudra convaincre d'avoir poussé maint de ses collègues à mettre je ne sais quelles entraves à ce procès de l'évêque d'Angélopolis.

^ Jour Mil de Hardy, 9 juillet 1771.

* Lellre de Voltaire à la comtesse du Barry, '20 juin 1773. ^ Journal de. Hardy, "2^2 janvier 1772.

* IbUi., 19 février 1772.

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