‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 148 sur 348 · RETOUR AU BERCAIL · texte numérisé non relu

RETOUR AU BERCAIL

loin, ni de près, et, grâce à Dieu, je nVn ai jamais eu sur la conscience ^ .

Quant au bref que Beaumont reçut par Tentremise de la princesse, en 1772, bref qui plaçait sous la juridiction de Tordinaire le couvent des Carmes déchaussés de Charenton, je ne le rappelle que pour relever à mon tour l'accusation de relâchement que Theiner fait peser ici, avec une égalité criante, sur les disciples de saint Jean de la Croix et sur les filles de sainte Thérèse. Un certain nombre de carmélites avaient jadis , il est vrai, caressé les erreurs du jansénisme; mais, outre

* que le mal venait insensiblement de disparaître de leurs divers monastères, on n'ignore pas que ces * vier-

* ges folles des macérations » s'étaient montrées, en général, beaucoup plus disposées à resserrer la règle qu'à l'élargir.

L'archevêque aura du moins la consolation, sur la prière de Madame Louise, de donner aux dernières égarées, revenues à résipiscence, l'autorisation de rentrer sous le toit de leur jeunesse religieuse. A la tête de celles qui vinrent reprendre à Saint-Denis le joug aimé de la discipline, on admirait la nonagénaire repentante dont le nom, honoré dans le monde, se dérobera jusqu'à la fin sous le nom plus obscur de Marie-Marthe.

1 Vie de la R, M, Thérèse de SaintÀugustinj t. I, p. ^97.

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