‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 150 sur 348 · CANONISATION DE SAINTE CHANTAL · texte numérisé non relu

CANONISATION DE SAINTE CHANTAL

d'autant plus jaloux de payer de sa personne en cette journée, que les jansénistes lui reprochaient depuis longtemps de retarder la solennité, uniquement par dépit pour « le visa » que le Parlement avait mis au bas de la bulle de canonisation ^

Mais les gens du parti, qui s'entêtaient à ne lui tenir compte de rien, le chicanèrent alors sur l'absence d'un mandement spécial pour, la circonstance, tandis qu'on le voyait si prodigue de ces sortes d'actes, dès qu'il s'agissait de « prendre la défense des Jésuites ou du schisme ». Ah! disait la gazette hargneuse, s'il eût été question « d'une Marie Alacoque^ de quelque pénitente du P. La Colombier e ou du P. Girard^ de quelque dévote du Sacré-Cœur » , il est à croire que le prélat « l'aurait célébrée avec enthousiasme ». Mais une sainte « qui, étrangère au pafrti des Jésuites, était amie de Port-Royal », se peut-il imaginer rien de « moins intéressant pour M. de Beaumont qu'un pareil sujet » ? Ce fut toujours, en effet, la prétention de ces pseudocatholiques de vouloir ranger le saint évêque de Genève

chapitre, le 7 mars 1772, par cette prieure du monastère de la rue Saint- Antoine, sœur Marie-Luce O'Donnoghue, dont le nom a déjà paru dans Thistoiro de l'archevêque.

Vive -j- Jésus

« Monsieur, — J'ose me flatter que vous voudrez bien agréer la requette que j'ai l'honneur de vous présenter avec l'homage respectueux de notre communauté, qui se joint a moi pour vous supplier, Monsieur, de vouloir bien engager votre respectable chapitre a honorer notre grande solanité de la canonisation de notre fondatrice ^^^ de Chantai, que nous espérons faire appres Paque ; notre vœux seroit de la commencer le lendemain de quasimodo, si ce jour convient a votre respectable corps ; d'apprez que vous nous aurez fait connoître vos intentions a cet égard , nous en ferons part à Mgr l'archevêque, qui a bien voulu nous promettre qu'il viendroit célébrer la grande messe. Je suis, etc.. » {Archives nationale, LL, 335'*.)

1 Nouvelles ecclésiastiques de 1768, p. 259.

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