BEAUMONT MALADE A CONFLANS
Beaumont n'avait pas eu à lutter alors avec les étreintes de la maladie redoutable dont les accès devenaient de plus en plus douloureux. Obligé de se retirer encore à la campagne, après les offices du 2 février qu'il n'avait pu présider lui-même, il ne se montra dans Paris, pendant plusieurs mois, que pour tenir son rang à des cérémonies d'im caractère exceptionneP.
Sur la fin de juillet , on crut, à la violence des attaques, devoir lui proposer les derniers sacrements ; mais il ne se sentait pas désespéré à ce point et ne vit aucun péril en la demeure. Bientôt pourtant Beaumont regrettera que Dieu ait prolongé sa vie, car, à ce moment même, le Souverain Pontife signait le décret d'abolition d'une Société célèbre dont il avait été le défenseur aussi désintéressé que généreux. — « Je ne m'en consolerai jamais » ! répétait-il à ses familiers.
Cette attitude ayant été appréciée fort diversement, nous ne pouvons nous dispenser de toucher à ce point délicat de son histoire.
1 C'est ainsi quMl se rendit péniblement à Notre-Dame, le 14 juillet, pour complimenter Madame à sa première entrée dans la capitale. La jeune princesse trouva aux Tuileries son angélique sœur Elisabeth, alors âgée de neuf ans. (Cf. Journal de Hardy, loc. cit.)