‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 181 sur 348 · LE P. BEAUREGARD A NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

LE P. BEAUREGARD A NOTRE-DAME

presserais également de la signer, en considération d'un nom qui me rappelle votre oncle, ce saint archevêque, qui est une des plus grandes lumières que possède aujourd'hui l'Église catholique ^ »

Mais il nous faut revenir à quelques mois en arrière.

L'année 1774 venait de commencer au milieu des préoccupations que ne cessaient d'entretenir, parmi les familiers de Christophe de Beaumont, les crises douloureuses du mal qui le travaillait depuis longtemps. On ne l'avait point vu à la métropole pour les fêtes de la Chandeleur, et chacun demandait avec inquiétude s'il traverserait impunément les rigueurs de la sainte quarantaine. Toutefois, le mercredi des Cendres, 16 février, l'archevêque vint s'asseoir, selon sa coutume, en face de la chaire de Notre-Dame, pour assister à l'ouverture de la station du Carême. C'étaient, pour lui comme pour l'auditoire, les débuts d'un homme apostolique dont la réputation n'avait guère franchi jusquelà les frontières de la Lorraine, mais dont l'éloquence saisissante et chaleureuse allait bientôt remuer tout Paris..

Beaumont, qui depuis l'extinction de la Compagnie de Jésus, n'avait plus à craindre qu'on suscitât à propos de ses prédicateurs je ne sais quelle difficulté diplomatique, aurait bien désiré s'attacher, cette année-là, ce pieux P. Lanfant, sur lequel l'ambassade d'Espagne avait naguère jeté son veto ; mais Lanfant se trouvait retenu d'avance pour l'hôpital des Quinze- Vingts, et ce fut lui qui désigna son confrère Beauregard au choix du digne archevêque. « Sans humilité, lui dit-il, je ne

1 Journal historique de 1775, l®' avril, p. 5-0.

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